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Pouvoir d'achat: le 10 du mois, il reste 55 euros en moyenne pour les Français les plus modestes

09 novembre 2021

Dès ce mardi matin, RMC lance un indicateur avec la société Finfrog pour suivre l'évolution du pouvoir d'achat des Français.

Le mois à peine entamé que, déjà, les comptes en banque frôlent le rouge... 55 euros: c'est ce qu'il restait en moyenne le 10 octobre dernier sur le compte bancaire des Français les plus modestes.

C'est ce qui ressort de l'indicateur du pouvoir d'achat que RMC vous dévoile ce mardi matin, dans le cadre de notre opération "Le 10 du mois": il s'agit d'un nouvel indicateur pour suivre l'évolution du votre pouvoir d'achat des Français.

Cette date du 10 du mois est marquante pour une large partie des Français: les "dépenses contraintes" - loyer, remboursements de crédit, factures d'électricité, de téléphone, d'assurance... - qui plombent les finances de ces Français sont prélevées en tout début de mois.

D'après Finfrog, deux tiers des dépenses réalisées par prélèvement interviennent avant cette date. Ainsi, selon l'organisme de microcrédit, au 10 de chaque mois, il ne reste que 94 euros, en moyenne, sur les compte des personnes qui gagnent moins de 2000 euros pour tenir jusqu'à la fin du mois.

En octobre denier, sur le panel de 7500 personnes gagnant moins de 2000 euros par mois, il n'y avait plus que 55 euros sur le compte en banque, pour boucler le mois.

Ce qu'il ressort de cette étude est net et précis: avec la hausse des prix de l'énergie, des produis de bases, il est de plus en plus compliqué de terminer le mois. Car il faut aussi payer la nourriture, l'essence, par exemple. Et, souvent, les comptes basculent dans le rouge autour du 15. Ce n'est qu'autour du 25, quand le salaire est versé, que les Français sortent la tête de l'eau.

Reste que c'est le logement qui plombe le budget des Français: il s'agit du premier poste de dépense et qui représente parfois plus de 40% du budget d'un ménage.

Quelles solutions ?

Invité de RMC ce mardi matin, Riadh Alimi, fondateur et PDG de Finfrog, décrypte ces chiffres face à Apolline de Malherbe: "Il s'agit de la conjugaison de trois effets: fin des subventions, retour à la consommation normale et augmentation des dépenses énergétiques amènent à une lente érosion du reste à vivre".

Avant de préciser qu'octobre "est un mois difficile car il n'y a pas de prime. La prime de Noël devrait être versée plus tôt dans le mois, le 10 au plus tard, au lieu du 15 actuellement".

Plus inquiétant, le spécialiste confie voir "une hausse des acomptes de salaires, avec des gestions au jour le jour. À partir du 15 du mois, on assiste à de plus en plus de tensions des budgets et des comptes bancaires et des découverts. C'est une course contre la montre pour beaucoup de foyers. Si vous êtes salarié, par un simple e-mail, votre employeur a l'obligation d'accepter un acompte sur salaire" conseille-t-il par exemple.

Tags : Pouvoir d'achat, français, foyer modeste